




















Vous reprendrez bien un peu de KISS ? Allez, on l'avoue, on a un faible, certes un peu acide, envers nos guignols fardés et leur rock MacDo... On se surprend d'ailleurs, à la faveur d'une relecture rapide d'une précédente livraison sur le sujet, à découvrir dans notre prose ampoulée quelques élans de sympathie envers Gene Simmons, le plus grand banquier du rock, dont les interviews récentes, de plus en plus enferrées dans un cynisme capitaliste bourrin et arrogant, nous amèneraient toutefois à revoir notre jugement pour conclure plus simplement que le bassiste à la langue pendue est un gros con... Mais on s'égare, foin de polémique et retour à la légende, au risque de s'attirer les foudres de la célèbre KISS Army, cette légion de fans du groupe dont, tiens, on va vous raconter l'histoire... Et puis tant qu'on est sur le sujet, on vous parlera de la langue de Gene, du signe du diable inventé (ou presque) par ce dernier, et puis de Dr Strange, de Spiderman, de vomissements sanguins bien sûr, d'une dérouillade de (faux) Bee Gees, de Erica la batteuse du groupe, de Jim Morrison son fameux guitariste, du single « Detroit Rock City » / « Beth » et d'autres choses encore - bref la panoplie complète...
« Sorta like 14 pocket combs being run through a moose's dorsal » : amis lecteurs non anglophones, on vous laisse compulser vos dicos pour prendre toute la mesure de cette fameuse description, par Lester Bangs lui-même dans les colonnes du Village Voice, du stupéfiant jeu de guitare de Dorothy Wiggin... « Dorothy qui ? », nous direz-vous... OK, on reprend tout depuis le début avec le sujet du jour : les Shaggs, groupe mythique s'il en fut - notoirement vénéré dans une interview donnée à Playboy en 1976 par un Frank Zappa que l'on sait expert en monstresses de foire rock à la GTO's - et qui pourrait bien être le pire groupe de rock de tous les temps en même temps que sa plus affligeante énigme (et ne nous parlez pas de Grand Funk Railroad)... Un album en 1969, une euh séquelle six ans plus tard, et le plus grand quiproquo du rock... Exagération ? On vous emmène...
Et si, à l'occasion de la sortie du surprenant Shine A Light scorcesien et à la demande générale, on se débarrassait de quelques vrais-faux mythes stoniens, quitte à en dégonfler gentiment la baudruche ? L'embarras du choix, à vrai dire, même en s'en tenant qu'à du classique patenté, de la fameuse barre Mars intimement couvée par une Marianne Faithfull plus vraiment en lice pour le bal des débutantes, au ménage à trois Jagger-Bowie et Madame, avec, en prime, la totale sur ces increvables foutaises de transfusion sanguine intégrale suisse et de mort de Jagger (avant qu'il ne devienne transsexuel à la fin des années 1970, comme on sait)... On fait le point ?
« The church is a fucking joke. I'm into what's beyond that. The occult if you like » : les fans auront reconnu Jaz Coleman, fascinant et déroutant leader de Killing Joke, groupe pionnier du Metal industriel tellurique dont l'oeuvre, dans une formule fameuse, évoquerait « the sound of the earth vomiting »... Ainsi planté, le décor se fait autoroute pour la présente chronique et, là, excusez du peu, on convoque rien moins que le New Zealand Symphony Orchestra, les tambours du Bronx, la Rugby World Cup de 1998, les attentats du 11 septembre, les collusions du pape Pie XI avec le régime nazi, le vieil Aleister bien sûr, une panspermie trop souvent négligée par les rockers, les pyramides (égyptiennes...), l'apocalypse en Islande avec, forcément, l'insupportable farfadet des Sugarcubes - et puis, bien sûr, la polémique avec avec Nirvana et une louche sur ces pauvres Mötley Crüe...











