Recherche


C’est à une promenade à travers les villes et les villages de France que nous convient Jean-Jacques Meusy et ses collaborateurs à la recherche de ce qui peut aider à comprendre comment les Français ont rencontré le cinématographe, comment celui-ci a pris place dans leur vie quotidienne, quels étaient les rapports du nouveau spectacle avec ceux qui préexistaient, comment les salles obscures se sont insérées dans la géographie urbaine, de quels horizons venaient les exploitants, etc. Cette promenade présente la particularité d’être basée sur l’image, considérée ici comme une source fondamentale de l’histoire, et plus particulièrement sur l’image photographique multipliée et dispersée à tous vents par la carte postale. Ce livre s’inscrit dans une perspective de micro-histoire du cinéma. L’histoire y est appréhendée par le bas, par l’aventure d’individus dont le nom même a été oublié, plutôt que par les sphères dirigeantes et les milieux qui les entourent. C’est aussi une approche pointilliste, faite de maints détails mais des détails significatifs et jamais disjoints de l’histoire générale.

Format 23 x 31 – 300 pages – 363 illustrations – 35 €


SOMMAIRE

I – Y A-T-IL UN DÉBUT À L'HISTOIRE
DES « IMAGES ANIMÉES» ?


II – LE TEMPS DES PREMIÈRE PROJECTIONS
Petits établissements et projections sporadiques
Bien peu d’établissements fixes
Un peu partout mais pas longtemps
Le cinématographe dans les loges des banquistes
Foires et forains
Les forains en ville morte
Architecture et décoration des loges
Ernest Grenier, un forain adepte des nouvelles technologies de son temps
L’étrange carrière de l’homme-tronc
Nicolas Wassilievitch Kobelkoff
L’Atheneum Théâtre d’Abraham Dulaar : la femme volante et le cinématographe
Le cinéma dans les ménageries
Fantoches et cinéma
Des films pas toujours anciens et usés
Petits forains
Des forains au passé très divers et des loges aux noms parfois étranges
« Parlant et chantant » ?
Des déplacements, compliqués et coûteux malgré les progrès des véhicules automobiles
Le déclin et la fin du cinéma forain
Les autres ambulants : les tourneurs
L’American Vitograph de Georges Froissart : l’une des plus importantes
entreprises itinérantes de France
Les tourneurs en quête de contrats
Sédentarisation des gros tourneurs et transformation du métier

III – 1907-1914 : LE GRAND ESSOR
(Sédentarisation et émancipation
du spectacle cinématographique)
Premières salles de cinéma annonciatrices de profonds changements
Le plan d’action de Pathé
Des solutions d’attente
Anciennes salles pour un nouveau spectacle
Cirques et hippodromes
Cafés-concerts et music-halls
Casinos et salles des fêtes
La difficile résistance des théâtres
Cafés, brasseries, tavernes, restaurants, hôtels
Lieux inattendus
Des salles de cinéma entièrement nouvelles
Le cinéma en banlieue
Associations, coopératives et syndicats
Les cinémas dans les expositions et les parcs de loisirs
Le cinéma produit d’appel  
Le cinéma gratuit, bête noire des exploitants
Le réseau du chocolat Poulain
Public et publics
Les premiers publics du cinéma vus par la publicité cinématographique
Instantanés du public des cinémas
Le nouveau métier d’exploitant
L’architecture des cinémas et leur insertion dans le paysage urbain
Au feu !

IV – LE TEMPS DE LA GUERRE
Les écrans patriotes
Le cinéma reprend ses droitsi
un nouveau public : les soldats
Le cinéma des occupants et des alliés
Cinémas en ruines
Une page se tournait dans l’histoire du cinéma

L'AUTEUR

Ancien Directeur de Recherche au CNRS, Jean-Jacques Meusy a écrit ou dirigé de nombreux ouvrages, notamment Paris-Palaces ou le temps des cinémas (1894-1918), Paris, CNRS Éditions, 1995 et 2002
(la seconde édition a reçu en 2003 le prix Catenacci décerné par l’Académie des Sciences morales et politiques) et Le CinémaScope entre art et industrie, Paris, Association Française de Recherche sur l’Histoire du Cinéma, 2004.








16-04-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 733 fois | Public

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